« Mais sans or soupirer que cette vive nue
L'ignition du feu toujours intérieur
Originellement la seule continue
Dans le joyau de l'œil véridique ou rieur »

Mallarmé


5.11.2008

On your toes

on le laisse filer
et il court
il court vite
vite
vite vite vite
toujours plus vite
jusqu'à l'extrême
jusqu'à ses extrémités
on le laisse filer
de travers
en travers
à travers les mailles
les mailles du filet
d'un filet sans nœuds
sans cotte de mailles
que des mailles de cotes
cot cot
cot cot cot
la poule ou les œufs
on le laisse filer
le filet déraille
ses mailles se dénouent
ses mailles nous déjouent
pour ne retenir
que du vide
du vide
du vide et des trompettes
du vide et des tromperies
on le laisse filer
sans cotte de mailles
sans rien piper mot
sans piper mot des maux
des maux et des motifs
qui nous dévaluent
qui nous démotivent
on le laisse filer
en le fuyant
en le faux-fuyant
le temps
le temps tic tac
le temps ne vaut plus rien
tic tac toe

fuyant, s'enfuyant
sur la pointe des
pieds
tic tac
le temps ne vaut plus
ne vaut rien
tic
le temps ne vaut
tac
plus plus rien
tic tac
rien
tac toe
le temps du veau
le temps du vaurien
ce temps de rien
le rien le vaut bien

~
l'Or loge dans le Temps
mais le Temps n'est plus
ou est-ce TO I ?
~



Les œuvres, hORlogère et oiselée, sont de Michel Devillers. Il faut voir les autres, en particulier ce que lui inspire l'Opéra. Mais pas que. À Fond de Train, le Coco à Tatou, le Coco à Dada et à Tire d'Elles, Miche-Ailes !

Et un COUCOU à Miladus...

4 langue(s) de feu:

Laurent M. a dit…

C'est ici que l'or loge.

IGNEUS a dit…

Quel orodateur vous faites !

Anarcho-pragmatiste a dit…

Merci Igneus de m'avoir placé dans votre blogoliste!

Action librement raisonnée, excellent!

IGNEUS a dit…

C'est l'impression qui, à mes yeux, s'est dégagée de ta démarche. Si sa formulation te sourit, j'en suis fort aise, car à moi il plaît de voir de la belle jeunesse à pied d'œuvre pour la liberté de penser. C'est parfois un dur labeur, n'est-ce pas ?

À te lire (je prends le bateau en marche ; n'ai pas précisément le temps d'explorer les cales), et éventuellement à échanger donc !

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Dragons ou cracheurs de feu, démons à la langue caudine, ou olympistes-relais de flammes, allez-y, le cirque est ouvert...

Par contre, vous, spectateurs , êtes seuls libres de vous exprimer ou pas : applaudissez, huez, demeurez de marbre, demeurez bouche bée, admirez en silence, bref soyez les spectateurs que vous voulez être !


(C'EST PAS SORCIER :

pour les commentateurs qui n'ont pas de compte Google/Blogger ou open ID : vous sélectionnez plus bas Nom/URL ou anonyme, remplissez ce qui le demande, et le tour est joué.]